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Accueil > Méditer > Pensées hebdomadaire 5

 

Pensées hebdomadaires

5me liste

Voici un certain nombre de courtes réflexions autour d’un texte de la Bible. La plupart ont été publiés dans le calendrier Méditations quotidiennes, que vous pouvez trouver dans les librairies chrétiennes. (Si vous voulez les reproduire ailleurs, n’oubliez pas d’ajouter la ligne suivante en dessous : Source : Méditations quotidiennes. Egbert EGBERTS, www.croiretcomprendre.be, reproduit avec autorisation.)
 

Faire face ou abandonner ?  (Nombres 13.33)
Quel destin nous créons-nous ?   (2Corinthiens 9.6)
Aimer ?  (1Corinthiens 3.1-3)
Retourner à l'école ?  (Esaïe 43.4)
Notre héritage  (2Corinthiens 4.18)
Vivre sans regrets  (Matthieu 25.35)
Servir en l'attendant  (1Thessaloniciens 4.13)
Repos ailleurs  (2Thessaloniciens 1)
Rester lucide  (2Thessaloniciens 2)
Heureux ?  (Matthieu 5.3)
Devenir disciple  (Matthieu 4.20)
Plaire à Dieu  (1Thessaloniciens 4.3)
Contents ?  (1Timothée 6.8)
L'exemple vient d'en haut  (2Corinthiens 8.9)
Liberté, égtalité, fraternité  (2Cor 8.21)
Une nouvelle année  (1Tim 4.8)
Le danger d'un coeur “sursemé”  (Matthieu 13.27)
Le danger des traditions  (Matthieu 15.3)
Vivre ensemble  (Matthieu 18.20)
La fin du monde  (Genèse 6.11)
L'"annus horribilis"  (Genèse 7.22)
L'alliance  (Genèse 9.16)
Et pourtant, il vit !  (Matthieu 28.6)
Vaincre la tyrannie  (Matthieu 19.3)
Le mystère d'un coeur froid  (Matthieu 23.3)
Serons-nous pris de court ?  (Matthieu 25.6)
La Pentecôte : l'essentiel est à l'intérieur  (Jean 7.37)
Définir Dieu ?  (Jean 4.24)
Tu veux ma photo ?  (Jean 14.9)
En paix quand tout s'écroule  (1Samuel 20.8)
Un chant dans la nuit  (1Samuel 21.8-22.4)
L'atrophie du désir de Dieu  (Psaume 14.1)
Adorer Dieu ?  (Psaume 100.4)
Nous sommes tous des adorateurs !  (Romains 1.23)
Préparer le retour de Jésus  (2Pierre 3.12)
Pour bien commencer l'année  (Apocalypse 22.13)
Mourir - pour vivre vraiment  (Romains 6.6)
Aimer jusqu'à la déchirure  (Osée 11.7)
Qui écrira sur ton mur ?  (Daniel 5.5)
Une mère en Israël  (Juges 5.7)
Un chrétien authentique  (Matthieu 7.13,14 et Marc 8.34-37)
Les 7 surprises de la fin  (Matthieu 25)

 

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Faire face, ou abandonner ?… (Nombres 13.33)

Faire face, ou abandonner ?

Le choix d’abandonner se présente à nous plusieurs fois dans notre vie chrétienne. Vivre pour Christ est un combat et, parfois, des géants obstruent notre route. Faire face, ou abandonner ?

Faire face aux géants ou vivre sans risques ? Même après deux ans de vie dans le désert et une soif aigue de commencer une autre vie, la tentation d’une vie sans risques demeure vive en Israël. Mieux vaut retourner en Egypte que risquer sa vie. Josué et Caleb voient les mêmes géants, mais quelle différence : Si l’Eternel est pour nous, tout est possible. Nous sommes peut-être comme des sauterelles, mais nous sommes assis sur les épaules de qui ?

Courir plusieurs lièvres ou traquer un dragon ? Nous disperser parce que nous voulons trop de choses pour finir par tout perdre ? Voulons-nous une vie tranquille et plaisante et l’héritage promis ? Toujours à nouveau, nous devons choisir et donc réfléchir à ce que nous voulons vraiment. “Je fais une chose…”, disait Paul. En faisons-nous de trop pour pouvoir réussir la seule chose essentielle ?

Perdre pour gagner ? Notre choix n’est pas en général entre le bien et le mal, mais entre le bien et le meilleur, entre le temps et l’éternité. “Il n’est pas fou celui qui perd ce qu’il ne peut garder pour gagner ce qu’il ne peut perdre.” (Jim Elliot) “O Dieu, réveille ma passion pour toi !”

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Qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème en abondance moissonnera en abondance. (2Corinthiens 9.6)

Quel destin nous créons-nous ?

Malheur à nous si nous utilisons ce texte pour manipuler les chrétiens ! Notre idolâtrie ne resterait pas impunie. Cependant, malheur à nous tout autant si nous ne savons plus écouter cette vérité !

Paul rappelle la loi immuable des semailles : Nous donnons de notre récolte et Dieu nous donne de la semence, :10. Un cycle spirituel s’enclenche ainsi : on reçoit l’abondance (toute grâce), on a suffisance, on donne abondance. Dans notre monde matérialiste, il est facile de l’oublier et tentant de l’abandonner. Mais c’est au prix de notre bonheur, et cela pourrait bien influer sur notre destin !

Où cela nous mène-t-il ? A devenir riche dans un nouveau but, v. 11. Un nouvel équilibre se crée ainsi entre les chrétiens du monde entier. Un engagement local en vue d’une Eglise globale. Argent, prière, louange et amour expriment cela. Un jour nous sera révélé ce que notre argent et leurs prières ont rendu possible. Un jour nous serons là et Dieu nous reconnaîtra pour les disciples de son Fils; ce Dieu qui a ordonné que mon argent contribue à son œuvre.

Serons-nous des semeurs de mauvaise grâce ? Le livre des Proverbes rappelle : Celui qui répand la bénédiction sera dans l’abondance, et celui qui arrose sera lui-même arrosé (11.25). Voudrions-nous devenir des chrétiens desséchés ?

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Si je n'ai pas l'amour ... (1Corinthiens 13.1-3)

Aimer ?

Qui peut aimer comme Dieu ? Devant la question de Jésus (m’aimes-tu ?), nous aussi, nous sommes confondus. Est-ce seulement possible ? N’y a-t-il pas trop d’obstacles ?

Nous faiblissons devant la montagne de l’incompréhension. Jésus était incompris de tous : sa famille, son peuple, ses amis, et sans doute les anges. Il y avait de quoi devenir amer ! Mais il n’a pas faibli.

Nous nous effrayons devant le tunnel de l’égoïsme. Tous cherchent leur intérêt, leur honneur, leur argent, leur survie. Nous sommes comme ça. Ce tunnel, fruit de notre péché, aboutit à la croix et à ce terrible “Mon Dieu, pourquoi … ?” Jésus a plongé dans ce tunnel par amour pour nous.

Nous nous arrêtons devant la vallée de l’erreur. L’erreur judiciaire, la lâcheté de Pilate, la faute de la foule criant pour sa mort. Jésus a traversé cette vallée amère sans se rebiffer.

Puis-je suivre Jésus dans ce paysage hostile ? Puis-je vraiment refuser de le faire ?

Il est peut-être temps de balayer devant notre porte. Nous prenons si vite nos excuses pour des raisons valables. Nous louons Dieu en refusant l’amour de l’autre. Nous compensons notre manque d’amour par une foule d’activités. Nous sommes si vite à énumérer nos sacrifices. Mais si je n’ai pas l’amour, à quoi bon ?

Aimer comme Jésus ? Athanase, évêque d’Alexandrie au 4e siècle, le dit ainsi : Il est devenu ce que nous sommes afin de pouvoir faire de nous ce qu’il est.

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Tu as du prix à mes yeux ... (Esaïe 43.4)

Retourner à l'école ?

Où que nous allions, c’est nous que nous rencontrons ! Nous sommes tous teintés par la même brosse. Qui nous délivrera de nous ? Seul Jésus offre cela. Retournons donc à son école ! Mais pour apprendre quoi ?

Apprendre qui Dieu est. Quelle assurance que celle que Dieu donne à son peuple : Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi ! Il ne commence pas par nous lire la leçon, mais par se révéler, par nous dire ce qu’il fera pour nous. Puis, il ajoute : “Sois donc sans crainte…” Puisqu’il est celui qui est, je peux aller de l’avant et jouir sous son regard.

Apprendre qui je suis. Qui sommes-nous vraiment ? Notre valeur repose sur quoi ? Quelle est la vérité sur nous-mêmes ? Suis-je la belle ou la bête, ou, peut-être, un peu les deux ? Pourquoi devons-nous apprendre qui nous sommes ? Dieu veut nous amener à désespérer de nous-mêmes afin de pouvoir commencer à espérer en lui. Il ne veut pas nous rendre misérables, mais nous faire prendre conscience de notre misère pour qu’il puisse s’occuper de nous.

Apprendre qui Dieu veut que je sois. Il veut nous rappeler que nous avons du prix à ses yeux et nous révèle ce prix en nous montrant la croix. Il veut que la chenille du péché devienne un papillon de la grâce. Pour y arriver, il nous dit : “Venez à mon école et prenez mon joug sur vous, car je suis doux et humble de cœur.”

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Nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, mais sur les réalités encore invisibles. (2Corinthiens 4.18)

Notre héritage

Nous sommes des passagers sur un bateau en voyage simple. Où allons-nous ? Que laisserons-nous derrière nous ? Comment donc nous faut-il vivre ? La notion de l’héritage est liée à notre état provisoire. Nous sommes en route, mais vers où ?

Qu’est-ce qui est devant nous ? “Qui vivra verra” ? Non, car seuls ceux qui préparent jouiront. Ne prépare rien, ne sème rien, et tu ne récolteras rien. Ne t’occupe de rien, et tu passeras à la trappe. Occupe-toi de l’avenir, et tu peux découvrir le fabuleux héritage qui t’est réservé. Paul rappelle cela. Nous regardons devant nous, et non autour de nous ou derrière nous. Nous sommes les héritiers d’un destin glorieux car nous sommes héritiers de Dieu. Il partagera toute sa gloire avec nous !

Mais nous laisserons aussi un héritage derrière nous. Quoi ? Des biens ? Nos enfants, sauront-ils seulement les valoriser ? Ou leur laisserons-nous avant tout un héritage spirituel, un héritage qui fera d’eux de meilleurs hommes ? Et que laisserons-nous au monde ? On peut être un Lincoln ou un Lénine. Notre héritage, sera-ce : Ràs ? Quelles œuvres nous suivront ?

Nous avons un héritage. Mais nous sommes aussi un héritage. Nous sommes le fruit de la foi d’autres et de l’œuvre de Dieu. Nous sommes son héritage. Quelle pensée énorme : l’héritage qu’il a dans ses saints ! Faisons notre mieux pour le garder intact.

Une pensée d’Augustin pour nous faire réfléchir : La foi consiste à croire ce que l’on ne voit pas, la récompense de cette foi consiste à voir ce que l’on croit.

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J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous. (Matthieu 25.35)

Vivre sans regrets

Enfin ! Le grand moment est là ! Voici que Jésus est revenu, comme il l’avait promis, et tous les peuples sont convoqués devant lui. Désormais, il n’y a plus de cachette devant le jugement. Mais sur quoi ce jugement est-il basé ? Sur de choses simples ! Nous nous focalisons sur les grandes décisions, mais ce sont souvent les choses simples qui révèlent notre cœur. Elles peuvent gâter notre vie, l’embraser et brûler ce que nous avons construit avec tant de peine. Pensez à cette chose simple qu’est l’obéissance. Des gens contents d’eux-mêmes seront exclus du ciel pour cela. Y a-t-il des choses qui nous ferment l’entrée du ciel ? Serait-il temps de remettre le compteur à zéro par une confession franche pour ne pas avoir des regrets éternels ?

Si j’avais su … ! Mais le calcul rend impossible la vie chrétienne. “Si, si, … alors” est insuffisant à long terme comme fondement de la vie. L’examen de notre vie est imprévisible. Soudain, on peut se trouver devant l’épreuve finale, comme les Juifs et Pilate. Le verre d’eau de Matthieu 10 traduit cette absence de calcul.

Le sort du disciple est souvent difficile : faim, soif, étranger, nu, malade, prisonnier. Cela en vaut-il la peine ? Ces choses nous rendent seuls. La joie réunit, la souffrance isole. Regretter ? Les paroles de Jésus nous redonnent courage : “C’est à moi-même que vous l’avez fait.” Seuls ? Peut-être. Mais abandonnés, jamais. Même dans les temps les plus noirs, il y aura des gens qui agissent selon le cœur de Dieu pour secourir son Fils.

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afin que vous ne vousattristiez pas comme les autres qui n’ont pas d’espérance. (1Thessaloniciens 4.13)

Servir en l'attendant

Quel contraste entre le chrétien et le non-chrétien ! Nous nous endormons pour être réveillés. Il n’y a ni terreur, ni apathie, mais attente. Sur un ancien monument se trouve cette phrase latine : Mors mortis morti mortem nisi morte dedisset, aeternae vitae janua clausa foret. “A moins que la mort de la mort ait donné la mort à la mort par la mort, la porte de la vie éternelle serait fermée”. Jésus a vaincu la mort. La porte est ouverte. Nous y sommes entrés et la mort ne pourra rien y changer, car nous nous réveillerons ! Nous irons à la rencontre du Seigneur. Et si nous vivons encore à ce moment-là, nous serons enlevés, car il nous délivre de la colère qui vient.

Cette assurance doit nous rendre vigilants, car des temps d’assoupissement viendront et deux groupes se distingueront : les veilleurs et les dormeurs. Parce que nous serons un jour réveillés par le Maître, nous devons maintenant vivre une vie réveillée. Car qui ne veille pas ne verra pas. Qui ne veille pas n’entendra pas. Quand sonnera la trompette ultime et qu’une terreur sans pareille saisira les gens, parce que la colère sera révélée, nous partirons. Alors, nous régnerons. Alors, nous nous reposerons. Alors, nous célébrerons. Mais jusque là, nous veillerons, nous souffrirons, nous travaillerons. C’est parce que nous l’attendons que nous servons.

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afin que vous soyez rendus dignes du royaume de Dieu. (2Thessaloniciens 1.5)

Repos ailleurs

Dieu ne tient pas une balance pour peser notre degré de religion en vue du salut. Cela est, heureusement, impossible. Nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi. La grâce et la foi sont comme des jumeaux siamois. Pourtant, il y a une évaluation divine. Son désir est de nous trouver dignes du royaume. Dans ce but, il nous envoie des épreuves. C’est devenu quasi incompréhensible aujourd’hui : Dieu envoie des épreuves ? Il nous rend la vie difficile ? Mais n’est-il pas sensé nous bénir ? Les épreuves sont la seule façon d’évaluer la réalité de notre foi. Nous prions trop souvent pour échapper à l’épreuve. La Bible nous enseigne à prier pour grandir dans l’épreuve. Car le repos est promis pour ailleurs. Il n’y a pas de place pour un Christianisme relax avant terme.

La corde ne se détendra que lors du retour de Jésus. Il nous faut travailler jusqu’à ce qu’il vienne. Une semaine de vacances est un privilège, mais pas la norme. Le danger qui nous guette est de mettre notre vie chrétienne, personnelle et d’église, en vacances. Erreur ! Jusqu’au dernier jour, ce sera la guerre. Le repos est après et ailleurs et non ici et maintenant.

Dieu nous prend au sérieux. Ceux qui l’aiment seront aimés éternellement. Mais ceux qui ne l’aiment pas – ceux qui ne le connaissent pas et qui n’obéissent pas à l’Evangile, dit l’apôtre – connaîtront une ruine éternelle. Ils auront “épuisé leurs congés”.

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Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut qu’auparavant ... (2Thessaloniciens 2.3)

Rester lucide

Aujourd’hui, il y a un double danger : une curiosité insatiable pour connaître l’avenir et une apathie étrange devant l’avenir. Les uns veulent tout savoir et sautent sur toute “révélation”, les autres ne veulent rien savoir jusqu’à ignorer ce qui est pourtant révélé.

L’apôtre est très sobre dans ce qu’il écrit ici. Avant notre rassemblement auprès de Jésus – il en avait parlé dans sa première lettre (4.13-18) – il y a deux choses qui doivent arriver : un grand rejet et une grande rébellion.

L’apostasie se dessine devant nos yeux. En l’espace d’une génération, la foi chrétienne a été balayée de notre monde occidental. Mais ce n’est pas encore assez. Il fallait encore détruire toute racine de la foi et construire un monde sans Dieu et sans valeurs judéo-chrétiennes, un monde où l’homme est remodelé à l’image du néant.

Cela prépare la prise du pouvoir du grand rebelle qui doit venir, l’homme sans loi, la bête, l’homme sans Dieu qui se fait dieu. Quelque chose le retient encore. Quoi ? Paul est tellement sobre que nous l’ignorons. Mais il paraîtra avec un pouvoir dont Hitler et Staline ont montré les contours. Tous le suivront. Mais le refus de la vérité et la foi au mensonge auront un prix affreux.

Sommes-nous impuissants devant tout cela ? Loin de là. Nous ne sommes pas pris de court car nous savons. Nous avons rejoint la résistance.

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Heureux ... (Matthieu 5.3)

Nous voyons-nous heureux ?

Voici qu’une fois de plus, Dieu parle du haut d’une montagne. Saurons-nous l’entendre ?

Heureux ceux qui … Ce n’est pas nécessairement le mot qui nous vient à l’esprit en parcourant la liste que nous présente Jésus. Heureux les pauvres, ceux qui pleurent, les humbles ? Mais notre monde dit et vit exactement le contraire ! Et quand ces choses nous assaillent, nous prions avec insistance d’en être délivré, et, stp, encore aujourd’hui, si possible !

Notre monde a faim etsoif d’amusement, et c’est si facile pour nos églises de tomber dans ce même travers. Pouvons-nous, voulons-nous, encore apprécier un cœur pur, ou avons-nous été engloutis, nous aussi, par une sexualité souillée ? N’est-il pas plus simple de nous occuper de nous-mêmes que de répandre la paix ? De nous fondre dans le paysage plutôt que d’accepter la persécution ? Jésus renverse les valeurs parce qu’il va un autre chemin. Etre heureux, c’est aller sur son chemin, c’est être sel de la terre et lumière du monde.

Heureux … et aussi vite, Jésus nous renvoie vers la Loi. Au lieu de nous en délivrer, il nous demande une obéissance meilleure. Au lieu de nous laisser nous contenter des apparences de moralité, il nous plonge dans la pensée de Dieu. Au lieu d’être un peu trop vite contents de nous-mêmes, il nous montre la perfection de Dieu et nous dit de l’imiter !

Jésus n’est pas un chemin vers le bonheur, il est le bonheur.

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Ils abandonnèrent aussitôt ... (Matthieu 4.20)

Devenir disciple

Vous êtes-vous jamais imaginé à la place de Jésus ? Votre mission est de sauver le monde. Où allez-vous commencer ? Voici où Jésus a commencé.

Il appelle. Qui ? Des gens très qualifiés ? Des chefs du peuple ? Des pharisiens ? Ou des gens ordinaires ? Même pas. Il appelle des Galiléens méprisés. Jésus fait ainsi le contraire du “bon sens”. Nous dirions : Mais quel avenir avec des gens pareils ? Aucun. Jésus aurait sans doute été d’accord avec nous. Aucun si cela ne dépendait que d’eux. Il n’y a de l’espoir que si l’avenir dépend de celui qui appelle et qui qualifie. Dès que nous nous mettons à croire que cela dépend de nous, l’espoir s’évanouit. Il appelle. L’initiative toujours chez lui.

Suivre Jésus n’est pas notre initiative, c’est toujours une réponse, une réaction. Le point commun dans l’appel de tous ses disciples est qu’ils abandonnent tout ce qui s’interpose entre leur vie actuelle et l’appel de Jésus qui ne peut souffrir d’aucune remise à demain. Sans l’action de Dieu cette réaction serait inexistante. Mais sans abandon, qui peut suivre Jésus ? On deviendrait seulement un peu religieux ! L’appel demande, exige, l’obéissance.

Pourquoi sommes-nous appelés ? Pour le servir ? Non. D’abord pour être avec lui. Son but est de nous lier à lui dans une vie intime de marche journalière avec lui. Nous ne joignons pas une organisation : nous le suivons.

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Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. (1Thessaloniciens 4.3)

Plaire à Dieu

“Fais-toi plaisir !” est le cri de l’homme naturel. La conversion à Jésus-Christ change cela en : “Fais plaisir à Dieu !” C’est un changement radical. Mais cela n’est pas simple. Paul voyait en la manière de vivre généralisée de son temps un obstacle sérieux pour les chrétiens.

L’obstacle de l’immoralité. Il vivait au milieu d’une culture générale d’immoralité, d’adultère et de sexualité débridée. “L’amour grec” n’était qu’un euphémisme pour l’amour homosexuel largement répandu. Vivre une vie pure ? On en riait. Fais-toi plaisir ! Quelle est alors la volonté de Dieu ? Pour l’apôtre, ce n’était pas une question obscure. Dieu veut que nous menions une vie sainte. Dans la Bible, le mot immoralité, ou impudicité, couvre tout rapport sexuel qui dépasse les relations maritales entre un homme et une femme. Or, dans le climat actuel et l’attaque frontale contre le mariage au sens habituel, ce n’est pas très simple de vivre selon Dieu ! Cela implique que nous devons maîtriser les pulsions de notre corps, exacerbées par tous les média : Dieu aime la fidélité et la pureté. Nous ne devons pas oublier les droits des autres. Assouvir nos passions mène à une vie très égoïste. Non, nous sommes appelés à toute autre chose, à vivre selon un autre impératif, et à donner un autre exemple.

Chercher son propre plaisir finit toujours par nous décevoir, plaire à Dieu ne décevra jamais.

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… nous nous en contenterons. (1Timothée 6.19)

Contents ?

Notre monde semble si réel et le monde à venir si illusoire ! N’est-ce pas de là que vient notre difficulté d’évaluer les vraies richesses ? Le “toujours plus” de notre temps nous infecte si facilement. La réalité de cette infection se voit dans la plupart de nos églises dès qu’il s’agit de l’offrande. On n’est plus content de ce qu’on a. On lorgne aux biens des autres, on se repaît de ce que nous miroite la télé et sans même s’en rendre compte, le processus terrifiant et pourtant si banal, décrit par Paul au verset 9, se met en route : On se laisse attirer – on veut obtenir (“à tout prix” est toujours trop cher payer !) et la tentation nous saisit à la gorge. On plonge dans un “toujours plus” démoniaque et, avant bien longtemps, … on se perd. L’amour de l’argent. Qui n’en connaît pas l’attraction fatale ?

L’antidote est le contentement. Et le contentement est une des sources de la générosité. Le contentement nous permet de voir les besoins des autres. Il nous montre le bien fondé d’investir dans l’éternité et de couper court au processus infernal du “toujours plus”. La nourriture et le vêtement sont la limite biblique de ce “toujours plus”. Non pas que tout autre achat est proscrit. Mais au-delà de cela, tout mécontentement est proscrit. Au-delà de l’élémentaire – que Dieu nous promet – commence la richesse qui pourra nous transformer en investisseurs dans le Royaume de Dieu.

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… Jésus-Christ qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. (2Corinthiens 8.9)

L'exemple vient d'en haut

Dieu veut notre cœur, et pas nos sous. Si notre cœur n’est pas à lui, nos sous ne l’intéressent pas. Pourtant, notre libéralité révèle l’état de notre cœur.

Jésus est le modèle définitif dans le domaine du don. Tout est à lui : honneur, amour, richesses, gloire. Mais il a tout laissé en venant ici-bas. Il est devenu pauvre. Est-ce étonnant que Paul mentionne l’étrange religion des Macédoniens ? Leur joie débordante, leur pauvreté extrême et leur très grande générosité traduisent leur logique imparable : On s’est donné à Dieu, alors, il faut se donner à son œuvre avec ses moyens. Ils suivent le principe du grain de blé si évident dans l’exemple de Jésus. Sommes-nous des chrétiens illogiques ? Avons-nous remplacé les adjectifs ci-dessus par le mot ‘peu’ ?

Les chrétiens de Corinthe, agiront-ils selon ce même exemple ? Ils en avaient pris l’initiative. Ils étaient riches en foi, en paroles, en connaissance, en zèle. Peut-être même qu’ils s’en vantaient un peu. Alors, Paul suggère que leur générosité prouve l’authenticité de leur amour. Leur impose-t-il la dîme ? Mais alors, la loi marcherait donc mieux que la grâce ? Car c’est là ce qui se dessine en arrière-plan. Sommes-nous des donateurs chiches parce qu’encore sous la loi, ou sommes-nous devenus généreux à cause de la grâce ?

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Nous recherchons ce qui est bien, non seulement aux yeux du Seigneur, mais aussi aux yeux des hommes. (2Corinthiens 8.21)

Liberté, égalité, fraternité

Le chrétien donateur que je suis sera caractérisé par une liberté responsable, une égalité difficile et une fraternité prudente. Ces adjectifs peuvent nous surprendre. Pourtant, ils résument l’enseignement de ce texte sur l’argent.

La liberté sans responsabilité devient vite de la tyrannie. C’est ainsi dans nos familles comme dans notre société. Dans l’église et devant l’argent, c’est pareil. Je suis responsable. Sans cela, l’argent deviendra liberticide. Je ne suis pas obligé de donner. Je peux tout garder pour moi. Je suis libre. Mais c’est aussi pour cela que je peux donner de bon cœur.

L’égalité est difficile. Cela paraît si facile : Tu me donnes, car tu es plus riche que moi ! Mais l’égalité qui donne est difficile. La dîme semble égalitaire. Après tout, elle est proportionnelle. Cependant, elle ne tient aucun compte de notre richesse relative. Tout égalitarisme doit être corrigé par la grâce et par l’amour.

La fraternité, dès qu’on récolte ou que l’on reçoit de l’argent, doit être prudente. Il faut à tout prix éviter les soupçons et les critiques. Mieux vaut donc ne pas confier aux responsables spirituels la gestion de l’argent. Il serait trop facile de les accuser d’un comportement inapproprié. Il nous faut cultiver la transparence financière.

Liberté, égalité, fraternité. Donnons ainsi la preuve que notre amour n’est pas un vain mot, 8.24.

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La piété est utile à tout, elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. (1Timothée 4.8)

Une nouvelle année

De quoi sera faite cette nouvelle année ? Voici les trois choses à considérer selon ce court chapitre.

1. Un danger à discerner. Nous vivons en des temps de crise. L’apostasie annoncée est devenue une réalité. Combien de chrétiens ont déjà été séduits par des enseignants indignes de notre confiance ? Combien de fausses doctrines ont déjà reçu un accueil favorable dans nos églises ? Il y a toujours des loups au sens spirituel. Comment allons-nous les reconnaître ?

2. Une leçon à apprendre. La vie chrétienne est une lutte sans fin pour rester spirituellement en forme. Aujourd’hui, l’investissement pour sa forme physique a pris des proportions astronomiques. Mais s’y adonner au prix de son âme est de la folie ! Si ce monde était tout ce qui existe, vivre pour lui serait raisonnable. Mais si l’éternité est réelle, ne pas investir massivement en elle serait insensé ! Où nous investirons-nous ?

3. Une tâche à accomplir. L’apôtre mentionne quatre tâches. Laquelle sera sur votre liste en cette nouvelle année ?

- Etre un modèle pour les croyants qui vous regardent.

- Travailler au ministère que Dieu vous a donné.

- Progresser et non stagner. Se fixer des buts à atteindre : lire un livre, s’engager dans une responsabilité, …

- Veiller sur soi-même. Notez l’enjeu.

Bonne année !

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Maître, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ?  D’où vient donc cette mauvaiseherbe ? (Matthieu 13.27)

Le danger d'un coeur “sursemé”

Le drame dont parle la parabole de la mauvaise herbe est un crime. Le champ de la parabole est sursemé par un ennemi. C’était une terrible façon de mettre son prochain sur la paille. Le blé dans son champ risquait de s’étouffer à cause des mauvaises herbes. Jésus pointe vers le diable comme le coupable.

Dans cette parabole, Jésus parle de son royaume, mais la même chose se répète combien de fois depuis la chute de nos premiers parents en Genèse 3 ? Et le même drame se rejoue tristement et sans relâche dans notre cœur. Car notre cœur n’est pas par définition inaccessible à l’ennemi. La Bible nous avertit : Ne donnez aucune prise au diable (Ephésiens 4.27). Il cherche à y sursemer sa graine à lui, à étouffer la pensée de Dieu par des pensées opposées à Dieu. Il n’est pas pour rien que la Bible nous exhorte à faire prisonnière toute pensée pour l’amener à l’obéissance au Christ (2Corinthiens 10.5).

Cependant, il y a une différence. Avec nos pensées, nous ne devons pas faire comme le fermier de la parabole : laisser tout pousser jusqu’à la moisson. Dans notre cœur nous devons rester continuellement à l’affût et continuellement nous examiner. Seule une vigilance permanente nous fera échapper à l’étouffement. Nous ne pouvons pas éviter d’être sursemés. Mais nous pouvons et devons faire le tri dans notre monde intérieur au risque de donner accès au diable.

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Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? (Matthieu 15.3)

Le danger des traditions

Les traditions nous limitent à l’apparence. C’est vrai pour les bonnes comme pour les mauvaises traditions. C’est vrai pour toutes nos belles traditions autour de Noël comme pour celles que nous voyons si clairement étouffer la vie chrétienne des autres. D’ailleurs, souvent, on ne les voit bien que chez les autres. Mais quelles traditions étouffent notre foi et nous cachent le Christ ? Elles nous font honorer Dieu du bout des lèvres. Elles nous entraînent à nous confier aux règles et à nous en contenter. Elles tranquillisent et endormissent notre conscience et nous divertissent.

La collision frontale entre Jésus et les représentants de la tradition de son temps l’amènent à une parole terrible : Toute plante qui n’a pas été plantée par mon Père céleste sera déracinée (15.13). Nos traditions peuvent si facilement voiler le vide abyssal de notre cœur ! Est-ce la raison réelle derrière tant d’abandons et tant de manques d’engagement ?

Les traditions pompent notre énergie tout en nous aveuglant devant les exigences de Jésus. Elles empêchent que la charrue de l’Evangile retourne la terre de notre foi et de notre vie d’église. “On a toujours fait comme ça”, disons-nous si facilement.

La sève qui coule dans les branches de la plante de notre foi, est-ce la vie de Jésus ou le jus de chaussettes des traditions ? Notre cœur, brûle-t-il encore pour lui ?

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Car là où deux ou trois sont ensemble en mon nom, je suis présent au milieu d’eux. (Matthieu 18.20)

Vivre ensemble

Jésus bâtit son Eglise sur sa personne. L’essentiel, nous le savions, n’est ni dans les bâtiments ni dans les structures, mais dans notre obéissance à lui. Dans ce chapitre, peut-être plus qu’ailleurs, Jésus résume ce qu’il veut pour son Eglise.

Il présente cette Eglise comme un lieu septuple : Un lieu pour les humbles, un lieu d’accueil, un lieu d’équilibre, un lieu d’amour, un lieu de salut, un lieu de réconciliation et un lieu de pardon. Quel programme ! Il suffit de regarder cette liste pour se dire : Oui, c’est ça ! J’aimerais faire partie d’une telle église ! Mais en même temps, nous nous demandons si c’est seulement possible ! Peut-on créer une telle église avec des gens comme … nous ? Ce n’est pas notre culture, et nos églises ne sont-elles pas le plus souvent le reflet de notre culture ?

Mais c’est exactement le point de Jésus ! Bien sûr que nous ne pouvons pas créer une église pareille. Bien sûr que ce n’est pas notre culture. C’est sa culture et c’est lui qui crée cette communauté. S’y engager sans que le Christ soit entré en nous ne fonctionne pas, du moins, pas comme ce chapitre nous l’enseigne. C’est la présence réelle du Christ qui fera défaut. Pas celle qu’on peut organiser par un tour de passe-passe théologique, mais celle qui donne vie aux ossements desséchés que nous sommes par nature.

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Aux yeux de Dieu, les hommes s’étaient corrompus. (Genèse 6.11)

La fin du monde

Qui peut croire cela ? Au temps de Noé, personne, manifestement. Même si l’arche avait plus qu’assez de place pour accueillir ceux et celles qui l’auraient voulu, personne n’a pris Noé au sérieux. Pourtant, l’orage grondait. Toute une civilisation arrivait à sa fin logique. Par des ennemis extérieurs ? Non. Par un suicide lent et déterminé. Au temps de Noé, ceux qui sont encore fidèles au Dieu Créateur se limitent à une seule famille. Le savoir faire, sans doute très avancé, n’avait eu aucun impact sur le savoir penser et le savoir vivre. Le jugement devient dès lors inévitable. Quelque part dans les plaines du monde antédiluvien, un homme se met à construire une arche gigantesque. Mais personne ne l’a pris au sérieux. Le point de vue divin n’avait plus cours...

Sauf pour Noé. Voici un homme différent et seul. Un homme avec une vision et une passion. Un homme de foi – il en fallait ! – et un homme intelligent. A la mort de son grand-père, il est le seul juste sur terre … Son message et son entreprise ne pouvaient plus être compris. C’est tellement plus agréable de se laisser dériver avec le courant ! Suivre la majorité, n’est-ce pas plus sûr ?

Mais Noé continue à travailler. L’appel de Dieu ne nous épargne pas la fatigue ! Et quand l’arche fut prête ? Pour entrer et vivre, il fallait quitter et mourir. Même en son temps, on ne pouvait échapper à la logique du Fils de l’homme.

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Tout ce qui respirait sur la terre ferme mourut. (Genèse 7.22)

L'"annus horribilis"

C’est ainsi que la reine d’Angleterre qualifia une année particulièrement noire dans sa vie. Dans l’histoire de notre planète, voici la vraie “annus horribilis” : l’année du déluge qui dura 371 jours interminables. Devant le mal – et c’est Dieu seul qui en est juge – Dieu a deux réactions différentes : D’un côté, sa compassion qui conduit à l’envoi de son Fils, et de l’autre côté, sa colère qui conduit à l’envoi du jugement. Au temps de Noé, la compassion s’exprime par l’arche. En dehors de l’arche, il n’y a aucune échappatoire. L’orage éclate quand la patience arrive à son terme. Ce n’est pas que Dieu est cruel ! Il a averti. Il a prévu un moyen d’être sauvé. Mais il ne sauve personne contre son gré. Il sauve seulement et généreusement ceux et celles qui acceptent ses conditions.

Nous ne pouvons guère nous imaginer toute l’horreur de l’événement. Le Dieu de Jésus-Christ a fait cela ? La réponse est oui. A sept reprises, le texte nous répète l’étendue du déluge (6.17; 7.4,19-23). Voici les deux premières mentions : “… pour anéantir tous ceux qui ont souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra.” Ainsi, tout un monde disparaît dans les flots. Personne n’a pu s’en sortir, hommes, femmes et enfants, les bons comme les méchants. Ils avaient refusé d’y croire, mais le jugement a pourtant fini par les atteindre tous. On a beau se dire que c’est impossible : le texte biblique est sans appel.

La leçon est on ne peut mieux résumée bien plus tard par David : Embrassez le Fils, de peur qu’il ne se mette en colère et que vous ne disparaissiez en chemin (Ps 2.12). C’est à réfléchir, non ?

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… l’alliance éternelle conclue entre moi et tous les êtres vivants qui sont sur la terre. (Genèse 9.16)

L'alliance

Dieu se lie par une alliance avec l’humanité. Non seulement il promet que plus jamais il n’y aura un déluge semblable, mais, mieux que cela, il crée un lien éternel, tant que subsiste la terre.

Pour mieux apprécier cela, il faudrait se mettre à la place de ces huit survivants du déluge. En sortant de l’arche, ils entrent dans un monde vide où tout est différent, inhabituel. Un monde nouveau où la mort a tout balayé. Un monde silencieux et inconnu. Un monde à la géographie totalement différente. L’orage du déluge s’éloigne, mais les cicatrices sont là devant eux. Un monde à faire peur ? Contre la peur, rien de tel que s’en remettre à Dieu. C’est ce qu’ils font, avant toute autre chose. En réaction, Dieu se lie à eux, comme à tous leurs descendants – donc à nous aussi – par une alliance. L’arc en ciel nous le rappelle, du moins, à nous qui croyons. Dieu s’engage malgré le fait que l’homme n’apprendra jamais. Car le monde replongera sans tarder dans le même mal qu’avant, et finira par oublier et par nier le déluge.

Dieu établit des règles pour l’homme, pour rendre le vivre ensemble possible, des règles qui tiennent compte de la réalité du mal dans le cœur de l’homme. Inutile de dire que chacune a été battue en brèche, et cela de façon de plus en plus effrénée. Mais quand on rejette cette parole, la vie se meurt et la fin s’annonce. N’entendons-nous pas un autre orage gronder au loin ?

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Il n’est plus ici, car il est ressuscité. (Matthieu 28.6)

Et pourtant, il vit !

L’Evangile commence avec une jeune fille dont l’Enfant est appelé : Dieu avec nous. Il s’achève avec la pleine réalité de cette affirmation. La clé en est ici, en sa mort et sa résurrection.

Que tout est étrange, ce matin après la Pâque ! Quelle idée de mettre une garde devant sa tombe ! Craindre les disciples ? Mais ils sont les grands incrédules en ce matin de Pâques ! Des femmes comme témoins ? Ce n’était pas crédible dans le monde d’alors. Alors, soit les évangélistes sont les champions absolus de la naïveté, soit ils disent vrai. Mais alors, il y a une réalité outre-tombe et outre-terre et elle a envahi notre monde. C’est glorieux, … ou terrifiant.

La mort, la nôtre, et encore plus celle de Jésus, ne peut être la fin : ce serait l’adieu à la justice. Dans ce cas, rien ne pourrait effacer nos crimes et rien ne pourrait guérir notre désespoir. Ce serait invivable !

Or, voilà que les autorités s’efforcent de montrer que la résurrection est un “hoax”, un fake. Après tout, accepter qu’on a tort, qu’on a investi sa vie dans une chimère, c’est imbuvable ! Mieux vaut supprimer les preuves du contraire et refuser tout débat. Voilà bien le monde moderne ! Pourtant, vouloir avoir raison à tout prix, n’est-ce pas trop cher payer ?

L’alternative ? Peser les témoignages, aller aux sources, étudier les faits. La résurrection de Jésus n’est pas une fantaisie. C’est solide comme l’éternité.

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Un homme a-t-il le droit … ? (Matthieu 19.3)

Vaincre la yrannie

Quel curieux chapitre que Matthieu 19 ! Il présente deux tyrannies, celle du plaisir et celle de l’argent, avec les enfants coincés entre les deux. N’est-ce pas souvent ainsi ?

La tyrannie du plaisir se cache derrière cette question sur le divorce. Comment se sortir d’un mariage avec une bonne conscience ? Ne pourrions-nous pas trouver une règle qui nous permet de vivre à notre guise tout en respectant Dieu ? Notre monde est bâti sur la tyrannie du plaisir. Divorce et avortement sont trop souvent là pour permettre aux hommes une vie sexuelle sans conséquences ni contraintes. Mais Jésus revient à la pensée de Dieu. L’alliance du mariage est un reflet de son alliance avec Israël et avec l’Eglise. Pour Jésus, c’est exactement le contraire que pour notre monde : un amour sans contrainte n’est pas l’amour.

La tyrannie de l’argent est du même acabit. Elle nous fait perdre de vue le royaume à venir. Elle aussi veut trouver un arrangement facile : servir Dieu et Mammon, gagner le ciel sans abandonner la terre, investir dans sa carrière sans être gêné par les contraintes du royaume de Dieu.

Et l’enfant ? Il est si facile de le perdre pour Dieu et pour son royaume parce qu’on a choisi de se soumettre à la double tyrannie dont Jésus veut justement nous libérer.

Entre Jésus et ce monde, il y a un choc de culture. Son royaume appartient à ceux qui ressemblent aux enfants. Les autres se trouvent dehors.

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Ils parlent d’une manière et agissent d’une autre. (Matthieu 23.3)

Le mystère d'un coeur froid

La distance entre le ciel et l’enfer est de 30 cm. C’est la distance entre la tête et le cœur. Voilà le drame des enseignants du peuple d’Israël au temps de Jésus. Ils enseignent la vérité, mais sans la vivre. Ils sont pleins de “tu dois” pour les autres et pleins d’excuses pour eux-mêmes. Dieu n’est plus présent dans leur vie, mais comment le savoir ?

Jésus avait commencé son ministère public avec les Béatitudes. Il l’achève ici avec le septuple malheur [1] sur ces “fonctionnaires de la Parole divine”. Qu’est-ce qu’il condamne  ? Ceci :

- Fermer l’accès au Royaume de Dieu par une haie de règles.

- Etre missionnaire pour soi-même, content d’amener les gens à son petit groupe, plutôt qu’à Dieu.

- N’avoir plus de parole, ne plus être fiable.

- Ne plus avoir le sens des proportions – l’accessoire devient essentiel.

- Favoriser les apparences plutôt que le cœur.

- Confondre la règle extérieure avec l’obéissance intérieure.

- Déguiser sa corruption plutôt que de l’extirper par une foi et un amour sincères.

Ils deviennent ennemis de Dieu jusqu’à éliminer de leur cœur et de leur présence le Fils de Dieu et la Parole de Dieu.

Dieu vient à eux, et ils le rejettent. Le résultat ? Une nuit de 2.000 ans tombe sur Jérusalem. Et nous, serions-nous mieux traités si nous acceptons que notre cœur devienne froid, … ou tiède ?


[1] Le v14 est probablement un ajout de copiste.

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A minuit, un cri retentit : “Voici l’époux ! Allez à sa rencontre !” (Matthieu 25.6)

Serons-nous pris de court ?

La surprise était de taille. Elles avaient veillé toute la nuit pour quand même se trouver dehors ! Lui, le troisième serviteur de la parabole suivante, avait veillé à garder intact le seul talent reçu, et maintenant, il est jeté dehors ! Ils avaient seulement été incapables de reconnaître le Messie déguisé en chrétien pauvre et persécuté et les voilà éternellement écartés ! Si seulement ils avaient su ! Alors, ils auraient veillé autrement.

Veiller, c’est préparer. Elles avaient prévu que ce serait plus vite. Mais ça dure et elles se lassent. Préparer un 400 mètres ou un marathon, ce n’est pas pareil. Aujourd’hui, c’est peut-être dans l’autre sens : cela dure déjà si longtemps, ça durera donc bien mon temps. La surprise pourrait être de taille. Il faut donc préparer aujourd’hui ce qui nous aidera à veiller demain.

Veiller, c’est travailler. En attendant, il faut progresser et non paresser, travailler à son royaume sans fuir ses responsabilités, investir avec sagesse, ne pas être aveuglé par le court terme et viser la seule récompense qui compte.

Veiller, c’est aimer. C’est l’amour qui sépare les brebis des boucs. Mais l’amour pour qui ? Qui sont les moindres de ses frères ? Sans doute ses disciples. Christ est présent en eux. Et dans un temps de persécution, même un verre d’eau peut coûter cher. Bien sûr, personne ne sera sauvé par ses œuvres. Mais en ces temps de la fin, l’amour pourrait faire toute la différence.

Quand retentira le son de la dernière trompette et que le cri “Voici l’Epoux ! Allez à sa rencontre !” résonnera dans nos oreilles, serons-nous réellement prêts ? Ou serons-nous désagréablement surpris ?

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Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. (Jean 7.37)

La Pentecôte : L'essentiel est à l'intérieur

“Si tu es réel, sois réel pour moi !” Qui n’a pas soif de Dieu ? Qui ne voudrait toucher Jésus ? Mais il n’est plus là ! Faut-il donc se contenter d’une religion qui ne saurait nous satisfaire ? De paroles et rien d'autre ? La réponse à ces questions se trouve dans l’événement unique de la Pentecôte.

Unique car on ne saurait le répéter, pas plus que Pâques ou l’ascension. Dieu a répandu son Esprit. Il ne peut le répandre une deuxième fois, pas plus que Jésus ne peut mourir deux fois. Parce que je l’ai reçu par la foi en Jésus, l’essentiel est à l’intérieur. L’Esprit nous est donné non pas tant comme une émotion renouvelable à volonté, mais comme un feu devant lequel toute indifférence est exclue. Soit on l’éteint parce qu’on veut à tout prix rester le maître, soit on s’y expose. Soit on se limite au spectaculaire, à l’extérieur, et on finira par produire un Christianisme bruyant et activiste, soit on se livre et on laisse le Christ être le Maître en nous par lui.

N’est-il pas frappant que le message “pentecôtiste” de Pierre est si centré sur Jésus ? Jésus est mort. Jésus est ressuscité. Jésus règne. Tu dois donc te repentir et mettre ta confianceen Jésus.

C’est si … normal ! Si peu spectaculaire ! Si peu émotionnel ? Non justement ! J’ai ma part de culpabilité dans la mort du Messie. C’est hautement émotionnel ! Une vie par l’Esprit est centrée sur Jésus.

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Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent par l’Esprit et en vérité. (Jean 4.24)

Définir Dieu ?

Un des amis de Job pose cette question pertinente : “Prétends-tu pénétrer les profondeurs de Dieu ?” Définir Dieu ? Essaie donc de contempler le soleil ou d’embrasser la foudre ! Pourtant, à trois reprises, la Bible nous dit : Dieu est …

Dieu est Esprit, insaisissable, indéfinissable, incomparable. Cela nous ferme la porte à toute imagination. Toute imagination de Dieu conduit à une image – matérielle ou non – et cela conduit toujours à l’idolâtrie. On pense l’avoir saisi, le connaître. Mais une fausse connaissance conduira inévitablement à une fausse sécurité et à une vraie irrévérence.

Dieu est lumière. (1Jean 1.5) Pourquoi rencontrer Dieu est-il si terrifiant dans les récits bibliques ? Parce qu’il n’y a pas en lui de ténèbres. Il habite une lumière inaccessible. Vivre avec lui ? Qui le peut ? Mais comment vivre autrement ? Il n’existe pas d’écran solaire religieux ! Seul le sang de Christ peut rendre possible cette impossible communion. Sans cela “nul ne peut voir Dieu et vivre.”

Dieu est amour. (1Jean 4.8) Ah, ça au moins, nous connaissons ! Vous croyez ?. De par nous-mêmes, nous ne pouvons guère dépasser “l’amour est dieu”, et ce n’est vraiment pas la même chose ! De toutes les servitudes, c’est peut-être la pire ! Hors de Jésus, cet amour qui demande et donne tout reste totalement inconnu et impraticable.

Ces trois choses sont insondables. Elles ne sont connues qu’à ceux à qui Dieu le révèle par son Fils. A nous ?

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Celui qui m’a vu, a vu le Père. (Jean 14.9)

“Tu veux ma photo ?”

Quand tu reçois la lettre d’un inconnu, tu peux seulement imaginer de quoi il a l’air. Mais une fois que tu as reçu sa photo, c’en est fini des imaginations. Tu sais. Une photo est ainsi une contrainte. Elle met fin à ce “Moi, je le vois comme ça.” La Bible nous dit que Jésus est la photo de Dieu. Dieu est comme Jésus. Toute image qui ne correspond pas à ce Jésus est fausse. Nous n’avons donc plus la liberté de croire ce que nous voulons. Ce Jésus est le critère de toute parole, de toute vision, de toute pensée sur Dieu.

Mais une photo est aussi une révélation. La parole de Jésus touche à la révélation. Jusque là, la foi des disciples était encore floue. Ils n’avaient pas encore vraiment compris. Jésus le leur révèle. Le monde nous fait perdre cette révélation limpide. Alors, la vie chrétienne devient une simple religion. Parce que Dieu devient flou, nous nous focalisons ailleurs. Mais dès que nous nous tournons vers lui, il nous révèle son Fils.

Cette photo contient aussi un modèle. Dès le moment où Dieu devient homme, il montre comment il veut que nous vivions. Avant, nous avions copié tout naturellement le premier Adam, celui de Genèse 3. Maintenant, nous voulons copier spirituellement le dernier Adam, Jésus. “On suit une autre voie lorsqu’on a vu Jésus.”

Photographier, c’est écrire avec la lumière. En Jésus, la lumière écrit Dieu. Il est la seule image autorisée de Dieu. Mais pour voir cela nous avons besoin de le recevoir.

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… puisque tu as fait entrer ton serviteur avec toi dans une alliance de l’Eternel. (1Samuel 20.8)

En paix quand tout s'écroule

En tant que chrétiens, nous sommes fils et filles de l’alliance. Dans la relation entre David et Jonathan, nous voyons ce que cela veut dire. Le prince héritier qu’était Jonathan contracte une alliance avec David. C’est donc une grâce, car les deux contractants ne sont pas du même niveau social. Quand tout s’écroule, c’est là où tu peux trouver la grâce et un amour fidèle. Ce n’est pas une question de sentiments. Cette alliance est une ancre solide dans les tempêtes de la vie. Comme David, nous sommes ainsi au bénéfice de la grâce de l’alliance.

L’alliance crée un lien exclusif. Jonathan n’est plus avant tout un enfant de sa culture, mais d’abord un fils de l’alliance. Cela passe avant tout le reste. Tu peux bâtir ton avenir sur cela.

L’alliance est liée au royaume à venir. Saül l’avait bien compris. Tant que David est en vie, dit-il à son fils Jonathan, “ton royaume” (31) est dans la balance. Pour Saül, c’est tout ce qui compte. Mais Jonathan cherche un autre royaume. Son alliance lui fait refuser son propre intérêt. “La vie ce n’est pas atteindre tes objectifs, mais tenir tes promesses.”

Quand, à la fin du chapitre, les deux amis se séparent, ils partent dans la paix de l’alliance. L’alliance fait intervenir un Garant dans notre vie : “Que l’Eternel soit garant entre toi et moi, entre tes descendants et les miens, à tout jamais.” La Nouvelle Alliance, dans laquelle nous avons été invités d’entrer, est une alliance du même genre. Alors tout peut s’écrouler : Tout est bien, ta paix est infinie.

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Goûtez et voyez combien l’Eternel est bon !  Heureux l’homme qui se réfugie en lui ! (Psaume 34.9)

Un chant dans la nuit

Trois psaumes sont inspirés par les événements de ce chapitre : 34, 52 et 56. David, désespéré, fuit, panique et se réfugie – se confine – enfin à Gath. Dans sa main, l’épée de Goliath … de Gath ! En sécurité ? Comment tenir debout quand toute ta vie s’effondre ? Pourtant, chacun de ces psaumes termine dans la louange. Pourquoi ?

Parce qu’il y a un Dieu qui pourvoit : pain, armes, délivrance, compagnie, direction. Est-ce étonnant qu’il finisse par le louer ? Cela ne justifie pas tout ce que David fait dans sa panique, comme il le reconnaîtra d’ailleurs lui-même plus tard. Mais le fait demeure : Dieu pourvoit.

Le louer ? N’est-il pas un Dieu qui délivre ? Bien sûr, aller à Gath est insensé ! Mais aurions-nous fait mieux ? Est-il donc perdu ? Que fait Dieu ? Il le délivre. Ecoutez : L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les délivre (Ps 34.7). Ne désespérons pas trop vite. Dieu vit encore et il délivre ceux qui le craignent. Interpelons notre âme : Ton Dieu règne-t-il encore ?

Le louer ? Oui, car il est le Dieu qui prévoit. Voici le début du royaume de David. Saül n’y voit que de la racaille, mais ces gens ont choisi le camp du roi à venir (1 Cor 1.26,27 !) Même son accueil à Moab est prévu de longue date par le choix d’une certaine Ruth. David a raison de conclure : Tu as préservé mes pieds de la chute afin que je marche devant toi, ô Dieu, et dans la lumière de la vie. (Ps 56.14)

Il fait nuit dans ta vie ? Que cela ne t’empêche pas de chanter ce Dieu qui n’a encore jamais été pris de court.

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Les insensés pensent : “Dieu n’existe pas.” (Psaume 14.1)

L'atrophie du désir de Dieu

Etonnant doublet que les psaumes 14 et 53. C’est que donc leur message doit être important ! La grande différence est dans l’usage du nom de Dieu. Peut-être qu’il faut comprendre le Psaume 14 comme s’adressant aux Juifs et le Psaume 53 au monde.

L’insensé, littéralement Nabal (1Samuel 25), pense qu’il n’y a pas de Dieu, même si sa bouche dit autrement, ce qui était sans doute le cas en Israël. Il pense, mais ne réfléchit pas. L’insensé croit ce qu’il choisit de croire, et non ce qui est le plus raisonnable. Il est bien l’insensé, un être illogique, mais il juge l’alternative imbuvable.

C’est un état universel : Dieu voit le monde rempli de Nabals. Dieu dit cela. C’est son jugement. Nul ne cherche Dieu : une indifférence profonde. L’athéisme accouche d’une atrophie totale du désir de Dieu. Y a-t-il des exceptions ? “Il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul.” Ni dans le monde, ni même en Israël.

Pourtant, il y a dans ce même psaume une opposition entre l’insensé et “mon peuple”. Faut-il y lire le mystère de la grâce de Dieu, ce Dieu qui appelle des individus, des petits, et en fait son peuple ? Nous étions de ce monde et il nous a appelés dehors. Et c’est parce que nous sommes à lui que la guerre décrite dans ce psaume se déchaîne contre nous. Jusqu’à quand ? Jusqu’au grand renversement qui vient. Jusqu’à ce que le salut vienne de Sion et que le Messie règne. Car le monde des Nabals sera encore le monde du Seigneur et de son oint !

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Rendez-lui votre hommage. (Psaume 100.4)

Adorer Dieu ?

Nous sommes appelés à adorer Dieu, à lui rendre hommage. Ce vieux mot nous transporte à Bethléhem à l’heure des mages. Il veut dire ceci : accepter qu’il règne sur nous et lui dire avec joie que c’est notre honneur de le servir.

La Bible nous présente un Dieu qui demande et provoque notre amour. Il n’a pas besoin de nous, mais il aime nous aimer et nous offre son amitié. Nous qui devrions nous limiter à le craindre, avons été capturés par son amour. Lui rendre un culte en est la conséquence logique.

La Bible nous présente Dieu comme le divin Chasseur. Dès le jardin d’Eden, il cherche l’homme et refuse de l’abandonner. Pour lui, la perle de grand prix, c’est nous ! Pour nous gagner, il accepte de tout perdre et se dépouille jusqu’à la mort sur la croix. Nous voyons des gens qui ne valent pas le détour. Mais il juge autrement. Il voit notre misère, prend pitié et part à notre recherche.

Et nous ? Nous avons peur d’être pris ! Nous tenons tellement à notre maudite indépendance. Tout lui abandonner et l’adorer lui seul ? Mais qu’arrivera-t-il si je fais cela ? Alors on se met à négocier, jusqu’à ce que, dans sa grâce, il nous enlève toutes nos billes et, comme le fils prodigue, nous rentrons chez lui. Pris ? “… grâce à ton amour, je peux entrer dans ta maison.” ! (Psaume 5.8)

Gracié et pardonné, je deviens un adorateur.

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Au lieu d’adorer le Dieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles. (Romains 1.23)

Nous sommes tous des adorateurs !

Le péché n’éteint pas l’adoration : il la dévie. Elle devient idolâtrie. Cela est possible même au pied du Sinaï ! On dresse un veau d’or et le culte qui se mourait d’ennui subit de plein fouet le choc électrique d’une adoration enthousiasmante. Dès que l’adoration est déviée vers un objet ou une personne visible ou invisible, elle devient frénétique et orgiaque. Il n’est pas rare que l’on devient ce qu’on adore. Dieu, qui sait cela, nous met donc en garde contre toute idolâtrie. Il veut que nous devenions comme lui.

Nous sommes tous des adorateurs. C’est dans nos gènes. Quand on se détourne du Dieu de la Bible, le triple abandon dont parle Paul dans ce chapitre suivra. L’adoration devient idolâtrie et celle-ci devient tôt ou tard folie meurtrière et suicidaire, que ce soit dans la vie personnelle ou dans toute une société. Nous sommes les témoins de cela dans notre monde.

Adorer, c’est se détourner de soi pour que Dieu devienne notre tout. Cela demande le sacrifice de nous-mêmes. Est-ce cher payer ? Ou est-ce de toute façon ce qu’on devra payer ? Car l’idolâtrie coûte cher. Les démons qui se cachent derrière nos idoles sont voraces d’âmes humaines. Il n’y a ni neutralité spirituelle ni culte sans sacrifice. Et si, à long terme, adorer Dieu était moins cher que ne pas l’adorer ?

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Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu. (2Pierre 3.12)

Préparer le retour de Jésus

Jésus a parlé des douleurs de l’enfantement qui annoncent la naissance du royaume à venir. Nous sommes témoins de ces douleurs et nos média s’en font l’écho. La nature se rebiffe, la pandémie règne, l’ONU est impuissante, l’Europe se tâte, les peuples s’agitent et tout semble échapper à la raison. Une nouvelle réalité remplacera notre monde actuel. Nous attendons, nous préparons, nous hâtons. Comment ?

En voulant ce que Dieu veut. Il veut que tous parviennent à la repentance, et donc à la connaissance de la vérité, et que, donc, il y ait des chrétiens qui font connaître la vérité. Dieu peut-il être plus clair ? Il faut donc nous investir dans la mission et dans l’évangélisation. Cela nous met en accord avec sa volonté. Voulons-nous ce que Dieu veut ?

En voyant ce que Dieu voit. Dieu voit un monde condamné à disparaître. Quand ? Nous l’ignorons et personne ne peut le calculer. Mais la fin commence à se sentir. L’Apocalypse est en marche. La gloire des hommes se désintègrera. Voyons-nous, par la foi, ce que Dieu voit ?

En vivant ce que Dieu vit. Vivons pour Dieu dans ce monde dissolu. Il vit dans la sainteté : vivons donc une vie sainte. Il est pur : vivons donc une vie irréprochable à tous les niveaux. Il vit dans la paix : ni agitation ni panique auprès de lui. Vivons dans sa paix. Ce Dieu veille sur nous. Sa promesse pour nous est sûre et certaine.

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Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. (Apocalypse 22.13)

Pour bien commencer l'année

Nous voici de nouveau au début d’une nouvelle année. Plutôt que de rêvasser autour de quelques bonnes intentions, pourquoi ne pas nous inspirer de la dernière page de la Bible en commençant à écrire la première page de l’année ? On pourrait résumer cela par ces quatre impératifs.

Confiez votre vie à Christ. Il est l’Alpha et l’Oméga et il aura donc le dernier mot. Il possède les droits au trône de David, le seul qui compte vraiment ici-bas. Il est l’étoile sur qui il faut fixer le cours de notre vie. Le temps, le trône et le destin : tout est là pour une bonne année, et une bonne vie.

Acceptez l’autorité de la Parole de Dieu. A qui êtes-vous soumis ? Qui a l’autorité finale et réelle dans votre vie ? Qui est le juge de vos habitudes ? A quoi êtes-vous enchaîné ? La science ? Les amis ? Facebook ? L’argent ? Seule la Bible est vraie et digne de confiance, alors, gardons-la et semons-la, sans y ajouter, sans en retrancher.

Vivez une vie sainte. Notre vie sera-t-elle une spirale vers le bas, ou vers le haut ? Poursuivons-nous activement une vie à l’image de Jésus-Christ, ou avons-nous choisi de nous limiter à nos propres soucis, désirs et peurs ?

Engagez-vous dans l’Eglise de Jésus. Cherchons à avoir une vie d’église plutôt qu’une vie de culte, et acceptons le sacrifice de notre temps, énergie et argent qui en découle. Soyons-en des membres plutôt que de nous contenter d’y être un visiteur. Est-il temps d’en faire la démarche ?

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Lhomme que nous étions autrefois a été crucifié avec le Christ … (Romains 6.6)

Mourir - pour vivre vraiment

Un sacrement, le mot vient du latin sacramentum, était à l’origine le serment d’engagement d’un nouveau légionnaire romain par lequel il jurait fidélité à Rome. Le baptême est un sacrement dans ce même sens. On s’engage à suivre Christ et à lui être fidèle quoi qu’il en coûte. La sainte cène en est en quelque sorte le renouvellement.

Partir, c’est mourir un peu … Devenir Chrétien, c’est partir pour un long voyage, c’est un départ pour d’autres horizons, sans retour prévu. Les éléments suivants se retrouvent toujours dans un tel engagement : 1° Une prise de conscience (La religion nous endort, la foi nous réveille). 2° Une action résolue (repentance, se voir du point de vue de Dieu). 3° Un engagement déterminant (on ne veut plus vivre comme par le passé). 4° Un changement définitif (Christ sera au centre désormais). La Bible appelle cela une conversion : on change parce que notre vieux moi ne peut pas avoir cours dans le Royaume de Dieu. A ceux qui passent par cette révolution, Dieu accorde son Esprit.

Mourir pour vraiment vivre. Etre baptisé, c’est être enseveli. L’eau est l’image du jugement et de la mort. Nous quittons un monde condamné pour suivre Jésus. Mais on ne peut enterrer que celui qui est mort ! Autrement dit, le rite en soi n’a de sens que s’il y a eu conversion, que si par la croix de Jésus je suis devenu un étranger pour ce monde. Paul écrit en Galates 6.14 : Par la croix, le monde est mort pour moi, et moi aussi, je suis mort pour le monde (PdV). Mais si cela est le cas, une lutte incessante en sera le résultat. Pourquoi ? Parce qu’on a changé de propriétaire. Ce n’est plus moi qui vis …

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Mon peuple est décidé à me tourner le dos.  On les appelle à regarder vers le Très-Haut, mais jamais aucun d’eux ne daigne élever le regard. (Osée 11.7)

Aimer jusqu'à la déchirure

Vous connaissez peut-être ce chant de Jacques Brel : aimer jusqu'à la déchirure. Dieu aime ainsi, dans un amour qui n’est ni au rabais, ni une prison. Cet amour, manifesté d’abord envers Israël, Osée en est le chantre alors que l’Assyrien, la superpuissance du moment, est aux portes de Samarie, capitale d’Israël en son temps. Dieu aime Ephraïm : il l’a guidé, porté sur ses bras comme un nourrisson contre ses joues. Il l’a conduit par des “cordes d’amour”. Mais Israël s’est refusé à lui. Il n’y a pas eu de répondant. Cet amour si vulnérable a été rejeté. Israël a tourné le dos à Dieu. Le verset cité ci-dessus révèle la déchirure profonde dans le cœur de Dieu. S’il était devenu haine, cela aurait été facile, mais ce n’est pas le cas. Son amour est trahi et le peuple disparaît sans même un dernier regard. C’est terrifiant !

Alors la surprise : “Comment pourrais-je t’abandonner, ô Ephraïm ?” Il ne peut devenir infidèle. Il est Dieu. Le mal n’aura aucune prise sur lui. Il viendra faire grâce. Car le temps ne guérit pas le mal : seul Dieu le fait. Il en paiera le prix plein par le don de son Fils sur la croix.

Et nous, si aptes à décevoir et à déchirer son amour ? Le même sacrifice qui guérira le cœur d’Israël guérira le nôtre. Nous ne sommes pas livrés à la tolérance de Dieu, mais à son amour.

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les doigts d’une main humaine qui se mirent à écrire sur le plâtre du mur … (Daniel 5.5)

Qui écrira sur ton mur ?

C’est la main de Dieu qui dirige l’histoire. Dieu accomplit sa parole à la lettre : “Toutes ces nations lui seront assujetties, ainsi qu’à son fils, et à son petit-fils après lui, jusqu’à ce que vienne l’heure pour son pays à lui aussi.” (Jérémie 27.7) Or, voici venu l’heure. Totalement prévue et pourtant si soudain. On a beau lever le poing contre Dieu, mais on ne peut échapper à la main souveraine de Dieu, ni alors, ni aujourd’hui.

Dans un raccourci terrifiant, voici le jugement qui finit toujours par arriver. Quand la main de Dieu écrit sur le mur du roi, celui-ci perd la maîtrise de sa vessie, 5.6, et de son royaume. Le brailleur est remis à sa place par une femme et un ennemi démis doit venir à son secours.

Ni sa religion, ni son argent, ni son éducation, ni son conseil scientifique ne peuvent le sauver. Son problème n’est pas l’ignorance mais l’insolence. Quand la vérité ne nous conduit pas à l’humilité ou à l’adoration, elle nous conduira au jugement. Quand Dieu écrit sur son mur, il est trop tard. Ses jours sont comptés, sa vie pesée et son destin brisé. La main qui écrit est celle qui coupe à travers sa vie. Entre les chapitres 4 et 5 de Daniel, c’est lui le vrai fou.

La main de Dieu devra-t-elle écrire sur ton mur ? Ou as-tu pris l’habitude de lire et de méditer sa parole, écrite de sa main pour te sauver et te garder ?

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Les villes d’Israël étaient abandonnées, la vie avait cessé. Alors, moi, Débora, je suis intervenue, je suis intervenue comme une mère pour Israël. (Juges 5.7)

Une mère en Israël

Au milieu d’un peuple qui subit le monde, Débora entend l’appel d’agir. Elle sera une mère en Israël. Mais que peut faire une femme dans une société macho ? Deux choses au moins : Etre un canal ouvert pour Dieu, et appeler, motiver et encourager un homme. Sans elle, qui se serait lancé ?

Bien sûr, elle ne comprend rien à la guerre. Barak a dû penser cela quand elle lui transmet l’appel de Dieu. Mais quelle victoire quand cette équipe invraisemblable se met à prendre des risques pour le Dieu d’Israël. Par la foi, dit Hébreux 11 de Barak. Et la foi prendra des risques. Car qui ne risque rien …

Y a-t-il encore des mères en Israël ? Pensez à la différence entre Eli (1Samuel 2.22-25 et 3.13) et Déborah. Un père poule est jugé par Dieu, tandis que Débora, l’abeille (le sens de son nom), est comme une lionne. Pas le genre de femme à tout laisser faire !

Voici ce que dit le vieux catéchisme de Heidelberg : “Règne sur nous … de telle sorte que nous nous soumettions de plus en plus à toi. … Renverse … toute puissance qui s’élève contre toi et tous les méchants complots formés contre ta sainte Parole, jusqu’à ce que vienne l’accomplissement de ton Royaume lorsque tu seras tout en tous.” Quel programme pour une mère en Israël … et pour les pères !

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Etroite est la porte et difficile le sentier qui mènent à la vie !  Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent ! (Matthieu 7.14)

Un chrétien authentique

Qu’est-ce qui caractérise un vrai chrétien ?

Quelqu’un qui est entré par la porte étroite et qui avance sur le chemin étroit. Regardez les oppositions dans cette parole de Jésus : nombreux/peu, large/étroit, perdition/vie,entrer/trouver. C’est l’opposition entre le naturel et le spirituel.

Le mot étroit souligne à la fois le côté

  • exclusif (Jésus seul est cette porte),
  • solitaire (on entre seul),
  • décisif (il y aura un avant et un après),
  • difficile (une pression constante)
  • et conscient (on trouve parce qu’on cherche et l’on cherche parce qu’on est insatisfait).

Le mot chemin souligne qu’il s’agit d’un voyage où il faut progresser en refusant le camping sauvage juste avant ou juste après la porte.

Quelqu’un qui a accepté de mourir pour vivre. Le baptême rappelle cela : c’est un ensevelissement. Il y a donc eu mort. Deux tendances s’opposent dans ce monde : Ceux qui veulent gagner leur vie et ceux qui sont prêts à la perdre. Ceux qui veulent se réaliser, avec leurs rêves et leurs ambitions, et ceux qui veulent chercher d’abord le royaume de Dieu. Ce que ce monde appelle folie, Jésus l’appelle un bon calcul !

Jim Elliot avait bien raison : Il n’est pas fou celui qui perd ce qu’il ne peut garder, afin de gagner ce qu’il ne peut perdre.

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Il leur répondit : Vraiment, je vous l’assure : je ne sais pas qui vous êtes.  (Matthieu 25.12)

Les 7 surprises de la fin

Ce que dit Jésus dans ce chapitre a de quoi nous inquiéter. Dans ces trois récits se trouvent sept surprises. Les voici en trois groupes :

Combien est assez ? (1-13) Surprise 1 : il y a deux groupes dans l’Eglise, les insensés et les avisés, ceux qui jugent en avoir fait assez et ceux qui veulent aller jusqu’au bout. Surprise 2 : le partage impossible. Tous sont conscients de l’appel final, mais la moitié est laissée pour compte et tout partage des richesses spirituelles est devenu impossible. Le temps de partager est maintenant et non demain lorsque ce sera trop tard. Surprise 3 : le refus du Maître. Ça a dû faire mal ! Jésus qui dit cela ?!

Combien as-tu gagné ? (14-30) Choquante, la question ? Surprise 4 : je représente Dieu. Nous sommes chargés de ses affaires. Comment se portent-elles pour ma part ? Surprise 5 : il est possible de tout perdre. Non, nous empressons-nous à crier ! Qu’il est terrifiant, cet étrange serviteur au cœur froid (refroidi ?).

Combien as-tu aimé ? (31-46) Surprise 6 : aimer le Christ. De quoi sont-ils surpris ? De la présence de Jésus en ses disciples. L’arrière-plan est sans doute celui de la persécution. Surprise 7 : ne pas aimer le Christ. C’est la même surprise, mais à l’envers. Leur mépris des chrétiens équivaut à un mépris de Jésus.

Quelle est notre réponse à ces trois questions ?

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Il n’est pas fou celui qui perd ce qu’il ne peut garder, afin de gagner ce qu’il ne peut perdre. (Jim Elliot)