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Accueil > Méditer > Pensées hebdomadaire 5

 

Pensées hebdomadaires

5me liste

Voici un certain nombre de courtes réflexions autour d’un texte de la Bible. La plupart ont été publiés dans le calendrier Méditations quotidiennes, que vous pouvez trouver dans les librairies chrétiennes. (Si vous voulez les reproduire ailleurs, n’oubliez pas d’ajouter la ligne suivante en dessous : Source : Méditations quotidiennes. Egbert EGBERTS, www.croiretcomprendre.be, reproduit avec autorisation.)
 

Faire face ou abandonner ?  (Nombres 13.33)
Quel destin nous créons-nous ?   (2Corinthiens 9.6)
Aimer ?  (1Corinthiens 3.1-3)
Retourner à l'école ?  (Esaïe 43.4)
Notre héritage  (2Corinthiens 4.18)
Vivre sans regrets  (Matthieu 25.35)
Servir en l'attendant  (1Thessaloniciens 4.13)

 

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Faire face, ou abandonner ?… (Nombres 13.33)

Faire face, ou abandonner ?

Le choix d’abandonner se présente à nous plusieurs fois dans notre vie chrétienne. Vivre pour Christ est un combat et, parfois, des géants obstruent notre route. Faire face, ou abandonner ?

Faire face aux géants ou vivre sans risques ? Même après deux ans de vie dans le désert et une soif aigue de commencer une autre vie, la tentation d’une vie sans risques demeure vive en Israël. Mieux vaut retourner en Egypte que risquer sa vie. Josué et Caleb voient les mêmes géants, mais quelle différence : Si l’Eternel est pour nous, tout est possible. Nous sommes peut-être comme des sauterelles, mais nous sommes assis sur les épaules de qui ?

Courir plusieurs lièvres ou traquer un dragon ? Nous disperser parce que nous voulons trop de choses pour finir par tout perdre ? Voulons-nous une vie tranquille et plaisante et l’héritage promis ? Toujours à nouveau, nous devons choisir et donc réfléchir à ce que nous voulons vraiment. “Je fais une chose…”, disait Paul. En faisons-nous de trop pour pouvoir réussir la seule chose essentielle ?

Perdre pour gagner ? Notre choix n’est pas en général entre le bien et le mal, mais entre le bien et le meilleur, entre le temps et l’éternité. “Il n’est pas fou celui qui perd ce qu’il ne peut garder pour gagner ce qu’il ne peut perdre.” (Jim Elliot) “O Dieu, réveille ma passion pour toi !”

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Qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème en abondance moissonnera en abondance. (2Corinthiens 9.6)

Quel destin nous créons-nous ?

Malheur à nous si nous utilisons ce texte pour manipuler les chrétiens ! Notre idolâtrie ne resterait pas impunie. Cependant, malheur à nous tout autant si nous ne savons plus écouter cette vérité !

Paul rappelle la loi immuable des semailles : Nous donnons de notre récolte et Dieu nous donne de la semence, :10. Un cycle spirituel s’enclenche ainsi : on reçoit l’abondance (toute grâce), on a suffisance, on donne abondance. Dans notre monde matérialiste, il est facile de l’oublier et tentant de l’abandonner. Mais c’est au prix de notre bonheur, et cela pourrait bien influer sur notre destin !

Où cela nous mène-t-il ? A devenir riche dans un nouveau but, v. 11. Un nouvel équilibre se crée ainsi entre les chrétiens du monde entier. Un engagement local en vue d’une Eglise globale. Argent, prière, louange et amour expriment cela. Un jour nous sera révélé ce que notre argent et leurs prières ont rendu possible. Un jour nous serons là et Dieu nous reconnaîtra pour les disciples de son Fils; ce Dieu qui a ordonné que mon argent contribue à son œuvre.

Serons-nous des semeurs de mauvaise grâce ? Le livre des Proverbes rappelle : Celui qui répand la bénédiction sera dans l’abondance, et celui qui arrose sera lui-même arrosé (11.25). Voudrions-nous devenir des chrétiens desséchés ?

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Si je n'ai pas l'amour ... (1Corinthiens 13.1-3)

Aimer ?

Qui peut aimer comme Dieu ? Devant la question de Jésus (m’aimes-tu ?), nous aussi, nous sommes confondus. Est-ce seulement possible ? N’y a-t-il pas trop d’obstacles ?

Nous faiblissons devant la montagne de l’incompréhension. Jésus était incompris de tous : sa famille, son peuple, ses amis, et sans doute les anges. Il y avait de quoi devenir amer ! Mais il n’a pas faibli.

Nous nous effrayons devant le tunnel de l’égoïsme. Tous cherchent leur intérêt, leur honneur, leur argent, leur survie. Nous sommes comme ça. Ce tunnel, fruit de notre péché, aboutit à la croix et à ce terrible “Mon Dieu, pourquoi … ?” Jésus a plongé dans ce tunnel par amour pour nous.

Nous nous arrêtons devant la vallée de l’erreur. L’erreur judiciaire, la lâcheté de Pilate, la faute de la foule criant pour sa mort. Jésus a traversé cette vallée amère sans se rebiffer.

Puis-je suivre Jésus dans ce paysage hostile ? Puis-je vraiment refuser de le faire ?

Il est peut-être temps de balayer devant notre porte. Nous prenons si vite nos excuses pour des raisons valables. Nous louons Dieu en refusant l’amour de l’autre. Nous compensons notre manque d’amour par une foule d’activités. Nous sommes si vite à énumérer nos sacrifices. Mais si je n’ai pas l’amour, à quoi bon ?

Aimer comme Jésus ? Athanase, évêque d’Alexandrie au 4e siècle, le dit ainsi : Il est devenu ce que nous sommes afin de pouvoir faire de nous ce qu’il est.

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Tu as du prix à mes yeux ... (Esaïe 43.4)

Retourner à l'école ?

Où que nous allions, c’est nous que nous rencontrons ! Nous sommes tous teintés par la même brosse. Qui nous délivrera de nous ? Seul Jésus offre cela. Retournons donc à son école ! Mais pour apprendre quoi ?

Apprendre qui Dieu est. Quelle assurance que celle que Dieu donne à son peuple : Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi ! Il ne commence pas par nous lire la leçon, mais par se révéler, par nous dire ce qu’il fera pour nous. Puis, il ajoute : “Sois donc sans crainte…” Puisqu’il est celui qui est, je peux aller de l’avant et jouir sous son regard.

Apprendre qui je suis. Qui sommes-nous vraiment ? Notre valeur repose sur quoi ? Quelle est la vérité sur nous-mêmes ? Suis-je la belle ou la bête, ou, peut-être, un peu les deux ? Pourquoi devons-nous apprendre qui nous sommes ? Dieu veut nous amener à désespérer de nous-mêmes afin de pouvoir commencer à espérer en lui. Il ne veut pas nous rendre misérables, mais nous faire prendre conscience de notre misère pour qu’il puisse s’occuper de nous.

Apprendre qui Dieu veut que je sois. Il veut nous rappeler que nous avons du prix à ses yeux et nous révèle ce prix en nous montrant la croix. Il veut que la chenille du péché devienne un papillon de la grâce. Pour y arriver, il nous dit : “Venez à mon école et prenez mon joug sur vous, car je suis doux et humble de cœur.”

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Nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, mais sur les réalités encore invisibles. (2Corinthiens 4.18)

Notre héritage

Nous sommes des passagers sur un bateau en voyage simple. Où allons-nous ? Que laisserons-nous derrière nous ? Comment donc nous faut-il vivre ? La notion de l’héritage est liée à notre état provisoire. Nous sommes en route, mais vers où ?

Qu’est-ce qui est devant nous ? “Qui vivra verra” ? Non, car seuls ceux qui préparent jouiront. Ne prépare rien, ne sème rien, et tu ne récolteras rien. Ne t’occupe de rien, et tu passeras à la trappe. Occupe-toi de l’avenir, et tu peux découvrir le fabuleux héritage qui t’est réservé. Paul rappelle cela. Nous regardons devant nous, et non autour de nous ou derrière nous. Nous sommes les héritiers d’un destin glorieux car nous sommes héritiers de Dieu. Il partagera toute sa gloire avec nous !

Mais nous laisserons aussi un héritage derrière nous. Quoi ? Des biens ? Nos enfants, sauront-ils seulement les valoriser ? Ou leur laisserons-nous avant tout un héritage spirituel, un héritage qui fera d’eux de meilleurs hommes ? Et que laisserons-nous au monde ? On peut être un Lincoln ou un Lénine. Notre héritage, sera-ce : Ràs ? Quelles œuvres nous suivront ?

Nous avons un héritage. Mais nous sommes aussi un héritage. Nous sommes le fruit de la foi d’autres et de l’œuvre de Dieu. Nous sommes son héritage. Quelle pensée énorme : l’héritage qu’il a dans ses saints ! Faisons notre mieux pour le garder intact.

Une pensée d’Augustin pour nous faire réfléchir : La foi consiste à croire ce que l’on ne voit pas, la récompense de cette foi consiste à voir ce que l’on croit.

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J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous. (Matthieu 25.35)

Vivre sans regrets

Enfin ! Le grand moment est là ! Voici que Jésus est revenu, comme il l’avait promis, et tous les peuples sont convoqués devant lui. Désormais, il n’y a plus de cachette devant le jugement. Mais sur quoi ce jugement est-il basé ? Sur de choses simples ! Nous nous focalisons sur les grandes décisions, mais ce sont souvent les choses simples qui révèlent notre cœur. Elles peuvent gâter notre vie, l’embraser et brûler ce que nous avons construit avec tant de peine. Pensez à cette chose simple qu’est l’obéissance. Des gens contents d’eux-mêmes seront exclus du ciel pour cela. Y a-t-il des choses qui nous ferment l’entrée du ciel ? Serait-il temps de remettre le compteur à zéro par une confession franche pour ne pas avoir des regrets éternels ?

Si j’avais su … ! Mais le calcul rend impossible la vie chrétienne. “Si, si, … alors” est insuffisant à long terme comme fondement de la vie. L’examen de notre vie est imprévisible. Soudain, on peut se trouver devant l’épreuve finale, comme les Juifs et Pilate. Le verre d’eau de Matthieu 10 traduit cette absence de calcul.

Le sort du disciple est souvent difficile : faim, soif, étranger, nu, malade, prisonnier. Cela en vaut-il la peine ? Ces choses nous rendent seuls. La joie réunit, la souffrance isole. Regretter ? Les paroles de Jésus nous redonnent courage : “C’est à moi-même que vous l’avez fait.” Seuls ? Peut-être. Mais abandonnés, jamais. Même dans les temps les plus noirs, il y aura des gens qui agissent selon le cœur de Dieu pour secourir son Fils.

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afin que vous ne vousattristiez pas comme les autres qui n’ont pas d’espérance. (1Thessaloniciens 4.13)

Servir en l'attendant

Quel contraste entre le chrétien et le non-chrétien ! Nous nous endormons pour être réveillés. Il n’y a ni terreur, ni apathie, mais attente. Sur un ancien monument se trouve cette phrase latine : Mors mortis morti mortem nisi morte dedisset, aeternae vitae janua clausa foret. “A moins que la mort de la mort ait donné la mort à la mort par la mort, la porte de la vie éternelle serait fermée”. Jésus a vaincu la mort. La porte est ouverte. Nous y sommes entrés et la mort ne pourra rien y changer, car nous nous réveillerons ! Nous irons à la rencontre du Seigneur. Et si nous vivons encore à ce moment-là, nous serons enlevés, car il nous délivre de la colère qui vient.

Cette assurance doit nous rendre vigilants, car des temps d’assoupissement viendront et deux groupes se distingueront : les veilleurs et les dormeurs. Parce que nous serons un jour réveillés par le Maître, nous devons maintenant vivre une vie réveillée. Car qui ne veille pas ne verra pas. Qui ne veille pas n’entendra pas. Quand sonnera la trompette ultime et qu’une terreur sans pareille saisira les gens, parce que la colère sera révélée, nous partirons. Alors, nous régnerons. Alors, nous nous reposerons. Alors, nous célébrerons. Mais jusque là, nous veillerons, nous souffrirons, nous travaillerons. C’est parce que nous l’attendons que nous servons.

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Il n’est pas fou celui qui perd ce qu’il ne peut garder, afin de gagner ce qu’il ne peut perdre. (Jim Elliot)